CARNAVAL - TRADITION EUROPEENNE
Nous allons essayer de nous lancer dans une explication non exhaustive du caractère sérieux de l'origine du Carnaval.
A cette époque également, on retrouve à travers la Wallonie et d'autres régions d'Europe, des grands feux. Ce feu peut se retrouver lors du rondeau final, le soir du Mardi-Gras, par les feux d'artifice et de Bengale hallucinants par leur crépitement et leurs lumières multicolores.
D'ailleurs, les tentatives d'éclairement sur l'origine des traditions peuvent trouver des indices de réponses dans les rites ancestraux, magiques et religieux.
Ces cérémonies avaient pour but essentiel de chasser le mauvais esprit, de combattre les forces du mal en faisant appel à des forces magiques au travers de la danse et au moyen de l'offrande afin d'assurer la fertilité des champs, la fécondité des femmes... C'est en quelque sorte la fête du renouveau printanier.
Le Carnaval se célèbre juste avant le Carême. La mobilité de la fête chrétienne entraîne celle de la fête profane. La date du Mardi-Gras, veille du « Mercredi des Cendres » se calcule à partir de Pâques en remontant de 48 jours. En prévision de mortifications qui s'annonçaient, nos ancêtres veillaient à prendre du bon temps. On dansait, on s'ébattait dans les tavernes ou sur les places publiques.
Du point de vue de l'étymologie, l'appellation de Carnaval pourrait mettre l'accent sur l'interdiction de l'alimentation carnée, qui est une règle de la période de pénitence. Ou bien elle insiste sur le fait qu'au Carnaval, il reste permis de "manger gras" ou que l'on "entre" dans une période de mortification.

A la première catégorie appartient le Toscan « carne » (viande) – « Levare » « vale » (enlever) soit « Carnevale »
Ou le Français carnage, charnage (du latin caro - carnis, la viande). L'appellation de "jours gras" est claire. De la seconde catégorie relèvent les dénominations comme carême-entrant ou carême-prenant.
De même subsistent un certain état d'âme, une sorte d'impératif social, une dignité fort éloignée du burlesque carnavalesque.
Aux confins du contraste, le bourgeois se masquant pour se livrer à toutes les exactions de luxure, d’ivresse et d’abondance sans être reconnu de la masse populaire.
De même la masse populaire pour ne pas être reconnue par les bourgeois qui à leur tour lui infligeraient, punition, torture, emprisonnement voire la mort pour s’être livrée aux mêmes exactions.


